COMMUNIQUÉ — Pour diffusion immédiate
Montréal, le 13 mars 2026
La Fédération du préhospitalier du Québec exprime sa vive déception face à l’inaction de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger
La Fédération du préhospitalier du Québec (FPHQ) prend acte, avec une profonde déception, des déclarations formulées aujourd’hui par la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, qui a publiquement refusé d’intervenir dans le dossier des paramédics du Québec, invoquant ne pas vouloir « interférer » dans un processus de négociation qu’elle considère ne pas relever de son ressort.
Cette posture nous préoccupe au plus haut point. En choisissant de demeurer spectatrice d’une crise qui touche directement l’ensemble des services préhospitaliers d’urgence au Québec, la ministre abdique une responsabilité fondamentale qui lui incombe en vertu même de ses fonctions : veiller à la qualité, à la pérennité et à la sécurité des soins offerts à la population québécoise.
Le Tribunal administratif du travail lui-même a pourtant été sans équivoque : ces négociations répétées, qui s’étirent à chaque échéance de convention collective, nuisent gravement aux relations de travail dans le secteur ambulancier et ne favorisent ni l’attraction ni la rétention des paramédics. Le signal est clair. Il interpelle directement le gouvernement. Or, face à ce constat accablant, la ministre choisit le silence et l’immobilisme.
Nos membres — ces femmes et ces hommes qui répondent présents chaque jour, par tous les temps, dans toutes les circonstances, souvent au péril de leur propre santé — méritent mieux que des appels généraux à « redoubler d’efforts ». Ils méritent une ministre qui s’engage concrètement à transformer les conditions structurelles d’une profession en crise.
La FPHQ est formelle : il est de la responsabilité de la ministre de la Santé de prendre activement en main l’avenir des services préhospitaliers d’urgence. Cela implique de s’impliquer dans la recherche de solutions durables en matière de rémunération et de conditions de travail — car nous le savons, et les données le confirment : un paramédic qui quitte la profession ne le fait pas par manque de vocation, mais par épuisement, par sentiment de ne pas être reconnu à sa juste valeur, et par l’accumulation d’horaires atypiques, de surcharges de travail et d’un manque criant de soutien institutionnel. Améliorer concrètement les conditions de travail, c’est investir directement dans la rétention du personnel qualifié, dans la stabilité des équipes et, ultimement, dans la qualité des soins offerts aux citoyens. C’est aussi le levier le plus puissant dont dispose le gouvernement pour rendre la profession à nouveau attractive aux yeux de la prochaine génération de paramédics. Cela implique également de reconnaître le rôle névralgique que jouent les paramédics dans le continuum de soins, un rôle qui mérite une reconnaissance pleine et entière de l’État québécois.
Nous interpellons directement la ministre Bélanger : le moment n’est plus à l’observation. Le réseau préhospitalier québécois a besoin d’un leadership ministériel fort, courageux et visionnaire. Les paramédics du Québec, tout comme les citoyens qu’ils servent quotidiennement, attendent des actes concrets.
La Fédération du préhospitalier du Québec demeure disponible pour tout dialogue constructif et invite la ministre à prendre ses responsabilités sans délai.
Jérémie Corneau Landry Vice-président, FPHQ
jeremielandry@fphq.ca


