Négociation du 14 septembre 2026 – Le gouvernement de la CAQ ne respecte pas ses engagements.
Chères et chers membres paramédics de la Fédération du préhospitalier du Québec. La Fédération du préhospitalier du Québec souhaite vous faire un état de situation à la suite de la séance de négociation tenue aujourd’hui, 14 septembre 2026, à Québec, au Conseil du trésor.
Le constat est extrêmement décevant.
Malgré les engagements pris par la première ministre, Mme Christine Fréchette, afin de faire progresser les discussions, nous devons constater que ces engagements ne se traduisent toujours pas par des gestes concrets à la table de négociation.
À plusieurs reprises au cours de la rencontre, la partie patronale nous a confirmé ne pas avoir de mandat pour négocier la question du régime de retraite des paramédics.
Pour la FPHQ, le constat est préoccupant : la retraite des paramédics ne semble clairement pas être une priorité pour le gouvernement de la CAQ.
La FPHQ était prête. Le gouvernement ne l’était pas.
La Fédération avait pourtant fait tout le travail nécessaire en amont afin d’arriver pleinement préparée à cette rencontre.
- Nos services juridiques, notre firme actuarielle, ainsi que l’ensemble de notre comité de négociation avaient travaillé afin que nous soyons en mesure de négocier sérieusement et concrètement les paramètres entourant notre régime de retraite.
- Nos experts étaient présents. Nous étions prêts à analyser les différents scénarios, à discuter de solutions et à faire avancer les travaux.
Nous avons plutôt eu droit à une présentation d’un actuaire du Conseil du trésor sur le RRTAP, laquelle n’apportait essentiellement aucun élément nouveau aux discussions. Pour notre comité de négociation, il s’agissait largement d’un réchauffé de la rencontre du 26 mai 2026, plutôt que d’une véritable séance visant à faire progresser les négociations.
Aucun mandat. Aucune contre-proposition.
Avant le 1er juillet 2026, la FPHQ avait déjà soumis et échangé quatre propositions différentes afin d’explorer des avenues de règlement sur la retraite. Depuis, aucune véritable contre-proposition ne nous a été présentée par le gouvernement.
Nous avons donc posé une question simple à la partie patronale :
« Avez-vous, oui ou non, le mandat de négocier le régime de retraite des paramédics? »
Nous n’avons pas obtenu de réponse claire.
On nous a plutôt répété que « ça coûte cher ». L’actuaire du gouvernement a également indiqué que le blocage reposait sur des questions de coûts et de principes.
À la fin de la rencontre, le porte-parole patronal a de nouveau confirmé ne pas avoir de mandat pour aller plus loin.
Notre porte-parole a alors posé une question fondamentale :
« Est-ce que le principe est à ce point important que toute proposition que nous pourrions vous faire sur la retraite sera automatiquement une fin de non-recevoir? »
Encore une fois, aucune réponse claire ne nous a été donnée.
Une déception totale
La Fédération ne peut que constater l’écart important entre les engagements politiques qui nous ont été présentés et la réalité vécue à la table de négociation.
Lorsque le gouvernement affirme vouloir faire avancer le dossier, mais que ses représentants se présentent sans mandat pour négocier l’un des principaux enjeux toujours en suspens, il devient difficile de parler d’une réelle volonté de règlement.
La FPHQ refuse que la retraite des paramédics soit continuellement reportée, contournée ou traitée comme un enjeu secondaire.
Nos membres exercent une profession exigeante, tant physiquement que psychologiquement. Ils méritent un régime de retraite qui reconnaît cette réalité.
Un régime équitable pour tous les paramédics
La FPHQ souhaite également être très claire concernant une avenue évoquée à d’autres tables de négociation, soit celle de rendre certaines primes cotisables au régime de retraite afin de bonifier la rente.
Pour la Fédération, cette avenue ne peut constituer une solution acceptable à l’enjeu de la retraite. Les primes ne sont pas uniformes d’un employeur, d’une région ou d’un milieu de travail à l’autre et certaines ne sont tout simplement pas accessibles à l’ensemble des paramédics du Québec. Une telle approche aurait donc pour effet de créer de nouvelles iniquités entre les paramédics.
Il serait inacceptable qu’un paramédic puisse obtenir une meilleure rente simplement parce qu’il travaille dans un secteur où une prime particulière s’applique, alors qu’un autre paramédic exerçant la même profession n’aurait pas accès au même avantage.
Nous ne voulons pas d’un régime où la qualité de la retraite d’un paramédic dépend de son code postal, de son employeur ou des primes auxquelles il a accès.
Notre revendication est claire : nous voulons un régime structurant, prévisible et équitable pour l’ensemble des paramédics du Québec, peu importe leur région ou leur milieu de travail.
La FPHQ maintient ses revendications
La FPHQ maintient pleinement ses objectifs en matière de retraite et continuera de revendiquer une retraite équitable et à la hauteur du travail des paramédics, comparable aux conditions offertes aux autres travailleurs du réseau de la santé.
Nous demeurons disponibles pour discuter de solutions sérieuses permettant de bonifier notre régime, mais nous n’accepterons pas une solution qui crée de nouvelles iniquités entre nos propres membres.
Notre objectif demeure le même : obtenir une amélioration réelle du régime de retraite qui profite équitablement à tous les paramédics du Québec.
- Nous avons fait nos devoirs.
- Nous avons présenté des solutions.
- Nous étions prêts à négocier.
Il appartient maintenant au gouvernement de Christine Fréchette de donner un véritable mandat à ses représentants et de démontrer, par des gestes concrets, sa volonté de régler le dossier.
Les engagements doivent maintenant se traduire en actions.
- Nous voulons négocier.
- Nous voulons un régime équitable pour tous.
- Nous voulons une retraite à la hauteur du travail des paramédics.
Votre comité de négociation
Fédération du préhospitalier du Québec – FPHQ



