Message aux membres de la FPHQ
La FPHQ refuse une entente temporaire qui ne règle pas les véritables enjeux
La partie patronale a soumis à la FPHQ une proposition d’entente particulière relative à une mesure temporaire et exceptionnelle pour la période du 30 juillet au 15 septembre 2026.
Cette proposition, présentée par les quatre associations patronales, visait à offrir une rémunération au taux double pour certaines heures travaillées, en remplacement des dispositions habituelles relatives au temps supplémentaire. Toutefois, pour y être admissibles, les paramédics devaient notamment :
– respecter leur horaire de travail sept jours avant et sept jours après la période visée;
-avoir atteint le seuil prévu à l’article 14.01 de la convention collective, soit 80 heures de travail rémunérées sur une période de 14 jours.
Après analyse, la FPHQ a décidé de refuser cette entente.
Dans le contexte actuel des négociations, alors que le gouvernement refuse toujours de nous offrir des conditions de travail convenables, notamment une retraite équitable selon les mêmes modalités que les autres employés du réseau de la santé, il est hors de question pour nous de conclure une entente qui viendrait atténuer les effets de la situation actuelle sans que le gouvernement ne règle les véritables enjeux.
Le gouvernement reconnaît lui-même que les besoins en main-d’œuvre sont plus importants pendant la période estivale et que de nombreux quarts de travail sont difficiles à combler. Malgré cette réalité, il refuse toujours de faire les avancées nécessaires pour mettre fin au conflit et conclure une entente satisfaisante avec les paramédics. Il est donc incohérent de demander aux paramédics de pallier cette situation par une entente exceptionnelle, alors que les véritables enjeux à l’origine du conflit demeurent toujours sans réponse.
D’autant plus que le gouvernement souhaite uniquement conclure une entente temporaire d’environ un mois, alors qu’il refuse la proposition syndicale de maintenir cette mesure jusqu’au renouvellement de la convention collective. Cette position démontre clairement qu’il cherche à répondre à un besoin ponctuel de main-d’œuvre durant la période estivale, sans pour autant s’attaquer aux véritables problèmes qui sont au cœur du conflit.
Notre position est donc claire : nous ne signerons aucune entente de complaisance, aucune entente qui permettrait au gouvernement de réduire la pression actuelle sans répondre à nos revendications légitimes.
Nous demeurons uni(e)s et déterminé(e)s à obtenir les conditions de travail que les paramédics méritent.
Merci de votre solidarité. Nous vous tiendrons informés des prochains développements.
Le comité de négociation de la FPHQ



