La santé mentale et l’épuisement professionnelle,

on s'en préoccupe !

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LE TRAUMATISME VICARIANT

Une maladie professionnelle

En ce temps de pandémie qui transforme de façon accélérée les milieux de travail, la complexité des appels et l’augmentation des gestions de drames humains avec la charge de travail en hausse... La détresse, le stress et l’épuisement reliés au travail ne sont pas des situations isolées. Ils sont causés par les conséquences du COVID- 19 et sur l’insécurité qu'ils génèrent. L’environnement de travail peut être aussi la cause des problèmes psychologiques. Et cela amène les problématiques du traumatisme vicariant.

C’est pour cette raison que la Fédération souhaite sensibiliser ses membres, et les informer sur ce type de traumatisme afin qu’ils soient plus alertes et plus outillés à identifier celui-ci chez des collègues ou eux-mêmes.

Vous vivez de la détresse psychologique ? Communiquez avec nous.

santementalefphq@gmail.com

LE TRAUMATISME VICARIANT

Le traumatisme vicariant est ce qu’on pourrait appeler une usure psychologique par compassion. À force d’être exposé à des situations traumatiques, de vie et de mort, de survie et de décès, de deuils, mais presque toujours de douleur. L’empathie des travailleurs du préhospitalier envers leurs patients leur cause une surcharge psychologique permanente.

LE TRAUMATISME VICARIANT ET LE MILIEU PRÉHOSPITALIER

Tous les jours, les intervenants des milieux d’urgence (paramédics et RMU) sont témoins de détresse et de la souffrance des personnes qui font appel à leur aide. Les interventions d’urgence viennent souvent avec un grand sentiment d’impuissance, car certains cas plus graves, il n’y a rien que les travailleurs puissent faire pour aider le patient. Pour les RMU, ce sentiment est encore plus grand, puisque ceux-ci n’interviennent jamais physiquement auprès du patient et doivent se contenter d’être à l’écoute et d’accueillir les états de crise de patient ou de leurs proches. Pour ces raisons, les employés du préhospitalier peuvent rapidement devenir des victimes de leurs métiers, saturés à cause de leur surexposition à des scènes traumatiques et les exemples sont nombreux : suicides, meurtres, accidents de la route avec mortalité, incendie mortel, décès d’enfants, etc.

Le travail des employés du préhospitalier est de sauver des vies, ils ne devraient jamais y laisser la leur !

LES CONSÉQUENCES À LONG TERME

L’exposition répétée à la douleur des autres, à des situations traumatiques face auxquelles les travailleurs du préhospitalier sont souvent impuissants, l’empathie envers le patient, c’est-à-dire la nature même du métier de paramédic et de RMU mène directement au traumatisme vicariant.


N’hésitez pas à consulter votre représentant syndical afin que l’on puisse vous accompagner lors de traumatisme semblable à vous ou vos collègues. Nous sommes là pour vous !

La mission du comité

Informer, Prévenir, Agir

On sous-estime les conséquences de ce traumatisme méconnu. Souffrir du traumatisme vicariant c’est avoir des symptômes semblables à ceux du choc posttraumatique, sans pouvoir identifier une unique situation traumatique. Ce trauma a des conséquences psychologiques telles que la diminution de la concentration et de l’estime de soi, mais aussi de nombreux effets sur le travail : faible motivation à travailler, hausse des erreurs dans le travail, perte d’intérêt, impatience, absentéisme et parfois, épuisement professionnelle. Le traumatisme vicariant non traité peut mener à des problèmes de consommation et au suicide.

UNE RECONNAISSANCE NÉCESSAIRE

Ce traumatisme est un fléau dans la communauté des travailleurs médicaux d’urgence, et il est grand temps qu’il soit reconnu par la CNESST pour que les travailleurs affectés puissent être accompagnés dans leur guérison. Le taux de suicide est élevé auprès des employés du préhospitalier. La reconnaissance par la CNESST du traumatisme vicariant est un premier pas dans cette direction !

Ultimement, ceci permettrait aux travailleurs du préhospitalier affectés par ce trauma d’avoir accès à un congé en invalidité en plus d’avoir l’éventail complet des ressources psychologiques nécessaires à leur guérison (consultation, thérapie, etc.) à leur disposition. Alors qu’actuellement, un travailleur souffrant du traumatisme vicariant doit porter à lui seul le poids de sa guérison et lorsqu’on est dans un état psychologique fragile, ce poids est écrasant ! Le syndrome de la goutte chinoise...

LES RESPONSABLES DU COMITÉ

M. Stéphane Rainville


M. Michel Fradette