Les services ambulanciers en Minganie : Un danger connu

COMMUNIQUÉ
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LES SERVICES AMBULANCIERS EN MINGANIE : UN DANGER CONNU !

 

ROSEMÈRE, 18 février 2020 – La Fédération des employés du préhospitalier du Québec (FPHQ) dénonce l’état critique des services ambulanciers en Minganie, ainsi que l’inaction du gouvernement du Québec et de l’employeur, Paraxion dans le dossier. Le gouvernement du Québec et Paraxion ont tous les deux étés mis au courant de la situation et des grands risques que comportent le statuquo pour la population de la Minganie, mais les paramédics de la Minganie ont été laissé sans réponse. La Fédération demande à la Ministre de la Santé et des services sociaux Danielle McCann de se saisir rapidement du dossier et de mettre en œuvre des solutions pour régler les nombreux problèmes observés.

 

DES AMBULANCES FERMÉES FAUTE DE PERSONNEL

Sur un total de 16 postes de paramédics nécessaires pour assurer le fonctionnement des 4 ambulances de la région en tout temps, seulement 8 sont occupés. On parle donc de 50 % des postes en Minganie qui sont vacants actuellement.

Vu le manque de personnel, il est de plus en plus fréquent que des ambulances soient mises hors services parce qu’on manque de paramédics. En date du 12 novembre 2019, c’était pendant plus de 662 heures que des ambulances ont été mises hors services en Minganie, ce qui équivaut à plus de 27 journées entières. Natashquan, la zone est de la Minganie, ne dispose que d’une seule ambulance. En 2018, c’est pendant plus de 150 heures que cette zone de couverture a été laissée sans ambulance ! Si un appel d’urgence avait à être intercepté, un patient jugé moins urgent serait obligé d’attendre que l’ambulance de la région soit de retour en service. Pour un appel jugé plus urgent, une ambulance voisine (à plus de 100km de route) pourrait être appelée à y répondre. Dans l’éventualité où celle-ci serait déjà occupée, on enverra des premiers répondants tels que des policiers ou des pompiers répondre à a cet appel urgent. Dans un cas de vie ou de mort, attendre aussi longtemps pour une intervention médicale ou être pris en charge par un premier répondant avec très peu de formation médicale peut être fatal.

 

LES TRANSFERTS VERS SEPT-ÎLES EN HAUSSE

Dans toute la Minganie, il n’y a qu’un centre hospitalier et celui-ci est un centre de soins de base. Pour cette raison, tous les patients en état critique ou qui nécessitent des examens médicaux (numérisations, IRM, etc.) doivent être transférés à Sept-Îles, à plusieurs centaines de kilomètres de la Minganie. Ces transferts prennent en moyenne 8 heures et privent pendant ce temps la région du quart de son effectif ambulancier. Depuis quelques années, les transferts vers Sept-Îles sont en hausse. En 2018 il y eut plus de 210 transferts de patients, ce qui équivaut à plus d’un transfert par deux jours. Considérant le peu d’effectifs ambulancier en Minganie, la longue durée des appels et les nombreuses fermetures d’ambulance, perdre un véhicule ambulancier sur 4 pendant 8 heures est inacceptable.

La Fédération demande à la Ministre McCann de constater l’urgence des problèmes en Minganie et d’y répondre de façon appropriée. La population de la Minganie ne doit plus être mise à risque à cause d’un manque de ressources !

Consultez notre dossier d’analyse ici

 

CITATIONS

« Personne ne sait et personne n’en parle, mais la réalité des services préhospitaliers est critique en Minganie. La pénurie est grave, il y a un surmenage des paramédics et une découverte inquiétante dans la région » nous a confié Marion Cormier, vice- présidente de la Fraternité des paramédics de la Minganie.

« L’employeur Paraxion est au courant de la situation et ne fait rien. On espère que la Ministre McCann va comprendre qu’il est urgent de faire quelque chose et on espère qu’elle passera à l’action. La vérité c’est qu’actuellement la population de la Minganie n’a pas les services d’urgence auxquels elle a droit ! Et ultimement, la situation ne s’améliore pas, elle empire. Avec le vieillissement de la population, on ne s’en sortira pas à moins que quelque chose change » a poursuivi Mme Cormier.

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